Ostéopathie

L’autorégulation du corps, appelée homéostasie, est un consensus qui va bien au-delà de l’ostéopathie. Dès 1850, Claude Bernard a compris que les différentes fonctions du corps étaient pilotées par des mécanismes internes : le système endocrine (les hormones) et le système nerveux. Il a également compris que ces systèmes avaient leur propre mécanisme de régulation, on parle de « rétrocontrôle ». Par exemple, quand la glycémie (taux de glucose dans le sang) s’élève, le pancréas sécrète de l’insuline pour la faire diminuer via son stockage par le foie et les muscles. Lorsque la glycémie retrouve un taux acceptable, le pancréas reçoit l’information de stopper la sécrétion d’insuline ce qui évite ou limite l’excès inverse : l’hypoglycémie. Ce mécanisme se retrouve dans pratiquement toutes les fonctions du corps humain, il tend à ramener en permanence l’organisme vers un équilibre de santé. Le corps est perpétuellement soumis à diverses agressions de l’environnement, les microbes (virus et bactéries), les poussières irritantes (tabac, pollution atmosphérique), les activités humaines peuvent également agresser l’organisme (traumatisme, utilisation de produits chimiques, etc). Pour faire face à ces agressions, le corps est tout d’abord doté de systèmes de protection : la peau protège des agressions mécaniques ou chimique (dans une certaine mesure), les cils et le mucus sécrété dans les fosses nasales bloquent les particules indésirables afin qu’elles n’atteignent pas les poumons, etc. Quand des micro-organismes arrivent toutefois à passer ces barrières, le système immunitaire se met en branle pour les combattre et résister à la maladie. Ainsi, le corps a-t-il, dans une certaine mesure, une capacité d’auto-guérison.

L’ostéopathie intègre ce principe en tant que base de son approche. Tout d’abord, l’ostéopathie s’attache aux troubles fonctionnels. A ce titre et dans le cadre de ce principe, l’ostéopathe ne « guérit » pas au sens médical du terme. Les techniques ostéopathiques ont pour but de rediriger l’organisme vers son état d’équilibre qu’il avait perdu. Viola Fryman(1) prenait l’exemple d’une plaie : le praticien de santé ne va pas guérir la plaie mais il va la nettoyer, la désinfecter et la panser. Ensuite c’est l’organisme qui prend le relais et qui va lancer les mécanismes de cicatrisation. A l’issue d’un traitement ostéopathique, c’est également le corps qui prend le relais, en retrouvant cet équilibre, et en mobilisant ses capacités d’auto-guérison, il va rétablir son fonctionnement correct et donc retrouver la santé.

1 Viola Frymann : The Philosophy of Osteopathy, in Collected Paper of Viola Frymann, publié par American Academy of Osteopathy, Indianapolis, IN, 1998, p. 282.


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