Une médecine manuelle

L’ostéopathie est une médecine manuelle. Reconnue depuis 2007, elle existe cependant depuis la fin du 19ème siècle. Les techniques sont éprouvées et la recherche en ostéopathie est en plein essor en particulier dans les pays anglo-saxons.

L’approche ostéopathique vise à considérer l’individu dans son ensemble. L’ostéopathe ne va pas limiter son action à la zone douloureuse ou la fonction perturbée. Il va investiguer les différents systèmes corporels afin d’identifier, dans la mesure du possible, le mécanisme de développement de la douleur ou de la perturbation. Ceci explique le temps imparti à la consultation ostéopathique, de 45 minutes à une heure nécessaire à une bonne compréhension du problème, de son mode d’apparition et surtout du patient dans son ensemble (mode de vie, alimentation, activités, antécédents médicaux, etc.), puis à une analyse en détail des différentes structures anatomiques via des tests ostéopathiques spécifiques, pour aboutir au traitement. Ainsi, la pratique ostéopathique ne prévoit pas de protocole de traitement standard par type de douleur ou de gêne. Au contraire, l’approche personnalisée et détaillée est destinée à réellement déterminer la ou les causes et donc le traitement exactement adapté à cette ou ces causes.

Les outils de l’ostéopathe sont sa connaissance pointue de l’anatomie, la physiologie et la sémiologie, associés à un toucher palpatoire particulièrement fin. Les mains vont au-delà des yeux, par la palpation et les mobilisations précises des structures, l’ostéopathe peut déterminer les zones qui présentent ce qu’il qualifie de dysfonction ostéopathique. L’ostéopathe piste en priorité les zones de moindre mobilité. Quand il s’agit d’une articulation, la mobilité restreinte va induire une perturbation dans le fonctionnement de l’ensemble du membre concerné, du bassin ou du rachis. 

Une perte de mobilité même minime d’une articulation va dans un premier temps être compensée par une articulation voisine dans la mesure de ses capacités, et bien souvent, si elle ne se résorbe pas dans le temps, elle va induire une douleur soit par hypertonie des muscles locaux, soit par surutilisation des articulations sollicitées en compensation. Quand il s’agit d’un viscère, la perte de mobilité va influer sur le fonctionnement du viscère ou de l’organe et des structures dans le voisinage tant viscérales que musculo-squelettique. Notamment, la perte de mobilité viscérale va induire un ralentissement du drainage et une diminution de la perfusion sanguine. De façon plus évidente dans le cas du tube digestif, elle va induire un ralentissement du transit, potentiellement des ballonnements et des douleurs

L’ostéopathie agit donc en préventif autant qu’en curatif. En effet, les symptômes apparaissent après un certain temps d’adaptation de l’organisme quand celui-ci ne parvient plus à faire face. Si l’ostéopathe intervient dès que la perte de mobilité est ressentie sous ses mains, les symptômes n’apparaîtront pas. De plus, plus le temps passe, plus le traitement des symptômes, non traités préventivement, est délicat et va demander un nombre plus important de séances afin de prendre en charge l’ensemble des adaptations qui se seront mises en place dans le temps. On comprend ici l’intérêt de la prise en charge des nourrissons dès leur plus jeune âge, des enfants durant la croissance, des sportifs au fil des entrainements et de tous les adultes.

En curatif, l’ostéopathie a également toute sa place et c’est le cadre le plus fréquent de nos consultations. Il peut s’agir de suite de traumatisme, de survenance d’une douleur sans facteur déclenchant identifié, d’une douleur chronique qui refait surface, d’une gêne fonctionnelle digestive, respiratoire.

En revanche, l’ostéopathie ne traite pas les pathologies infectieuses ni les affections induisant des lésions des organes ou des structures. Dans ces cas, la consultation d’un médecin s’impose.

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