Nutrition

Tout le monde parle de probiotiques, on nous dit que c’est bon pour la santé, que c’est bon pour notre intestin. Mais finalement, qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?
 

Qu’est-ce qu’un probiotique ?

Les probiotiques de micro-organismes, des bactéries ou des levures favorables à la vie. Les probiotiques sont naturellement présents dans les yaourts, les végétaux fermentés comme la choucroute, le kéfir ou encore le miso. Ceux qui nous intéressent ici sont les probiotiques bactériens. En fait, il y a des bactéries qui nous rendent malades – dites pathogènes – et des bactéries qui sont bénéfiques ou neutres pour nous. Les bactéries composant les probiotiques sont choisies parmi les bactéries bénéfiques a priori.
 

Et le microbiote alors ?

Nous entendons de plus en plus souvent parler de la flore intestinale, dont l’appellation scientifique est le microbiote, comme d’un élément clé de notre santé. C’est exact. La flore intestinale est la population de bactérie qui réside dans notre intestin. Elle est composée de « bonnes » bactéries mais aussi de bactéries pathogènes. C’est tout à fait normal car nous vivons parmi les bactéries, elles sont présentes partout dans l’environnement, sur notre peau, dans notre nourriture, et nous en ingérons sans cesse. Les bonnes bactéries ont plusieurs rôles : ils permettent la synthèse de certaines vitamines (B2, 8, 9 ,12 et K), la production de certains neuromédiateurs, elles favorisent le bon développement du système immunitaire dont 70% est issu de l’intestin, elles ont aussi un rôle important de barrière contre les bactéries pathogènes par leur multiplication, elles « occupent le terrain » - la muqueuse intestinale – et empêchent ainsi les bactéries pathogènes de s’y installer ou de traverser la paroi intestinale, elles produisent également des bactéricides qui tuent les bactéries pathogènes. Il est donc important que notre flore intestinale soit en bonne santé.
 

Pourquoi prendre des probiotiques ?

Un probiotique n’est pas un morceau de flore intestinale que l’on ingère quand celle-ci est déficiente. La flore intestinale est composée de nombreuses familles de bactéries, au sein de ces familles, il semble que les variations de la composition du microbiote sont importantes d’un individu à l’autre. Il n’est donc pas possible à ce jour de synthétiser le probiotique qui correspond à votre microbiote. Un probiotique a en réalité une action de soutien des bonnes bactéries leur permettant de reprendre du terrain sur les mauvaises. Au-delà des probiotiques, les bactéries de notre tube digestif apprécient l’apport de prébiotiques. Les prébiotiques sont des glucides que notre organisme ne digère pas mais qui en revanche font partie de « l’alimentation » du microbiote. Ainsi, leur fournir plus de prébiotiques leur est bénéfique. Les prébiotiques sont naturellement présents dans une alimentation équilibrée, ce sont des fibres que l’on retrouve notamment dans l’oignon, l’artichaut, certaines céréales dont le blé (complet), les légumes secs, le lait etc. A chaque souche de bactérie du microbiote correspond un type de prébiotique d’où l’importance de leur variété dans les apports. Alors me direz-vous, si l’alimentation apporte tout ce qu’il faut, pourquoi prendre des probiotiques en supplément ?
 

Les probiotiques, associés ou non à des prébiotiques, sont intéressants quand :

-Vous êtes sous traitement antibiotique : soutenir la flore face aux antibiotiques qui tendent à la détruire permet d’éviter un déséquilibre important, si vous ne commencez pas les probiotiques en même temps que les antibiotiques, vous pouvez tout à fait les prendre à l’issue du traitement ;

-Vous souffrez de gêne digestive : des ballonnements, des flatulences, une lourdeur

-Vous alternez diarrhée et constipation, vous souffrez de douleurs abdominales et tous les examens ont conclus à des troubles fonctionnels ;

-Vous êtes enceinte au sixième mois ou plus et souffrez traditionnellement de troubles intestinaux : les probiotiques favorisent un bon ensemencement de la flore du bébé lors d’un accouchement par voie basse.

Au-delà du système digestif, de nombreuses études sont en cours sur l’effet des probiotiques sur l’immunité, l’obésité, l’inflammation, la mémoire ou encore la dépression . A ce jour, on ne peut pas conclure sur une efficacité avérée.
 

Comment choisir les probiotiques en complément alimentaire ?

La qualité d’un complément probiotique se définit par :

-Des souches vivantes et non pas des levures ;

-Des souches qui résistent à l’acidité gastrique (résistance testée par le laboratoire) ;

-Le nombre de souches : de l’ordre de 5 pour répondre au mieux aux spécificités des divers microbiotes ;

-La quantité de bactéries : 1 milliard de bactéries par souche au minimum ;

-Les études existantes sur les souches en question : les souches les plus documentées sont les Lactobacillus rhamnosus GG, les Lactobacillus reuteri, Lactobacillus acidophilus, et les Bifidobacterium.

La prise peut se faire sur un à trois mois selon les cas. Si l’effet ne persiste pas après l’arrêt des probiotiques c’est qu’il faut approfondir la raison du déséquilibre avec un professionnel.


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