Ostéopathie

Vous m’entendrez souvent parler du système nerveux autonome au cours de la consultation. Ainsi, si vous cherchez à approfondir mes premières explications, je vous propose de lire ceci.

Le système nerveux du corps humain est composé de deux « sous-systèmes » : le système nerveux somatique et le système nerveux autonome.

Le système nerveux somatique est celui qui nous permet d’agir et d’interagir avec notre environnement. Il est composé d’une partie motrice responsable de la motricité volontaire - attraper un objet, marcher, courir- de l’expression : parler, chanter, orienter les yeux, sourire. Le nerf sciatique, bien connu de certains par les douleurs qu’il rappelle, fait partie du système nerveux somatique, il assure la contraction de nombreux muscles des membres inférieurs. La deuxième composante de ce système est sensitive : elle informe le système nerveux central – dont fait partie le cerveau - de la position du corps dans l’espace (proprioception), elle rapporte les sensations issues des cinq sens (goût, toucher, odorat, vision, audition), la température, ainsi que la douleur.

Le système nerveux autonome, comme son nom l’indique, n’est pas activé par notre volonté. Il comporte une partie motrice et une partie sensitive, mais aussi une partie non motrice agissant sur les organes. Ce système est une clé de notre maintien en vie et en bonne santé, il participe de l’homéostasie(*) en synergie avec le système hormonal.

Le SNA se décompose en deux systèmes : le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique.

Le système nerveux sympathique est le système de la vigilance. C’est un système qui vise à permettre une réaction adaptée en cas de danger ou en cas de nécessité d’action immédiate. Pour ce faire, ce système va modifier, sur la durée de la sollicitation considérée, le fonctionnement de nos organes en vue de l’action. Ainsi, la fréquence cardiaque va augmenter, le tonus musculaire et l’apport sanguin aux muscles également, les bronches vont se dilater pour une meilleure ventilation, une partie des réserves énergétiques vont être libérées dans le sang pour répondre à l’activité accrue, la vigilance va s’accroître et la vision se faire plus efficace. En même temps, le système digestif va ralentir, être moins perfusé afin de concentrer l’énergie là où elle est nécessaire.

Le système nerveux parasympathique, dont un représentant bien connu est le nerf vague (celui du malaise vagal) a pour mission de permettre au corps de se régénérer. Ainsi, il va stimuler la production d’acide chlorhydrique et d’enzymes digestives par l’estomac, la production d’enzymes et de bicarbonate (pour neutraliser le surplus d’acide chlorhydrique) par le pancréas, augmenter le péristaltisme (mouvement du tube digestif visant à faire progresser le bol alimentaire), favoriser le stockage des nutriments, ralentir la fréquence cardiaque et permettre la relaxation, c’est aussi lui qui permet l’érection, ou la contraction de la vessie.

Enfin, la composante sensitive du système nerveux autonome transporte le message de la douleur viscérale que nous détaillerons plus tard.

Système nerveux sympathique et parasympathique sont à la fois antagonistes et complémentaires. Ainsi, la stimulation trop intense ou trop prolongée d’un des systèmes va influer sur le fonctionnement du deuxième. On peut assister à des effets d’inhibition (ex : constipation) tout autant qu’à des effets de suractivité (ex : excès d’acidité gastrique) du système concurrent. Sur le long terme, ces situations peuvent être délétères pour l’organisme le maintenant en état de déséquilibre quasi permanent.

(*) homéostasie : processus de régulation de l’organisme visant à maintenir ses différentes constantes (température, rythme cardiaque, équilibre acido-basique, glycémie etc.) dans une fourchette de valeurs « normales » permettant le fonctionnement optimal.


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