Recherche scientifique

Point recherche : dans la prise en charge de la lombalgie chronique, l’ostéopathie est à privilégier avant les interventions chirurgicales.

La lombalgie, douleur du bas du dos, peut-être très invalidante et ce d’autant plus que la douleur s’éternise. On parle de lombalgie chronique quand la douleur est présente de façon quasi permanente depuis plus de trois mois. Cette affection reste souvent sans réponse satisfaisante notamment en termes d’amélioration de la qualité de vie.

Depuis de nombreuses années, la recherche en ostéopathie s’est penchée sur ce sujet. Il s’agit d’un motif de consultation fréquent dans nos cabinets et nous constatons souvent que l’ostéopathie apparaît un peu comme le dernier recours après diverses approches, ou encore avant une intervention chirurgicale.

Deux études récentes et sérieuses tendent à confirmer l’intérêt de l’ostéopathie en première intention, c’est-à-dire comme première approche à mettre en œuvre (*). C’est une donnée nouvelle qui corrobore nos résultats sur le terrain. L’observation a été menée aux Etats Unis, sur plus de 450 personnes. Elle prévoyait un protocole de six séances d’ostéopathie, la mesure de l’efficacité du traitement a été prise quatre semaines après la fin du protocole. Dans le cadre de la douleur chronique, les études scientifiques mesurent plusieurs critères afin de vérifier l’efficacité réelle du traitement. Ainsi, dans le cas présent, ont été mesurées l’intensité de la douleur et l’invalidité (on évalue dans ce cas les limitations des patients dans leurs activités courantes tant professionnelles que personnelles). Les résultats montrent une amélioration supérieure à 50% des deux critères en particulier pour les personnes souffrant de lombalgie sévère. Le protocole s’est avéré également efficace sur les douleurs modérées. Ces résultats positionnent l’ostéopathie comme l’approche à privilégier en première intention notamment avant d’envisager une intervention chirurgicale.

Il est important de noter que ce protocole prévoit six séances, ce qui peut sembler contraignant pour le patient. Toutefois, en cabinet, le nombre de séances est ajusté au besoin strict du patient. Il n’en reste pas moins que cet article confirme que la prise en charge de la douleur chronique nécessite une programmation un peu longue si l’on veut obtenir une réelle amélioration de la qualité de vie.

(*)Licciardone JC. A National Study of Primary Care Provided by Osteopathic Physicians. J Am Osteopath Assoc. 2015 Dec;115(12):704-13. doi: 10.7556/jaoa.2015.145.


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